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La chambre myosotis fait peau neuve

Nous avons ouvert nos première chambres en juin 2006.
Dix ans après, nous avons jugé qu’un rafraîchissement s’imposait dans la chambre myosotis.
Si le confort n’était pas à remettre en cause, la qualité de la décoration s’était dégradée.
Nous avons donc décidé de réchauffer les couleurs tout en conservant le thème floral.

En remplaçant la literie, nous avons opté pour un format de 160 par 200 pour répondre à la demande de nos hôtes.
Nous espérons donc que ces derniers apprécieront ces changements.

Le travail n’a pas été de tout repos.

En effet, les murs de la précédente décoration étaient enduits de plâtre pour créer un aspect naturel rustique.
Ils étaient ensuite recouvert d’une cire murale dans un ton bleu soutenu.
Mais cette couleur ne nous convenait pas et une couche de peinture est venue recouvrir cette cire pour adoucir les tons.
Malheureusement l’incompatibilité entre la cire et la couche acrylique a rendu nos murs fragiles et des dégradations sont apparues avec le temps.

 

Dès lors, nous ne pouvions pas repartir sur une simple couche supplémentaire de couleur
et nous avons pris le parti d’attaquer l’enduis initial pour réduire les inconvénients de la cire murale.

Après avoir vidé la chambre de son mobilier, nous avons poncé les murs pendant deux jours pleins
pour récolter un peu plus de dix kilos de poussières mélangées – cire, peinture acrylique et plâtre.

 

 

 

Après un grand coup de ménage, ce fut un plaisir de choisir de nouveaux coloris et de repeindre cette chambre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ayant fait l’achat de nouvelles literie pour la chambre myosotis (et bouton d’or), l’ancienne structure n’était plus adaptée et nous avions le choix entre poser une nouvelle tête de lit au mur comme dans la chambre coquelicots, ou bien utiliser la tête de lit existante en l’intégrant à la nouvelle décoration.

la chambre d'hôtes myosotis

Nous avons choisi de réduire la hauteur de la tête de lit en chêne massif et nous l’avons fixée au mur; ceci nous a permis de garder l’atmosphère de la précédente chambre pour laquelle beaucoup de nos hôtes avaient un coup de cœur.

 

 

chambre d'hôtes en lorraine

 

 

Emile FRIANT

Connaissez-vous Emile Friant ?
Non !
Ce n’est pas grave, vous avez jusqu’au 27 février pour le découvrir.
Place Stanislas, le musée des Beaux Arts de Nancy propose l’exposition :

EMILE FRIANT
LE DERNIER NATURALISTE ?

Dans les collections du musée des Beaux Arts de Nancy, Emile Friant est une figure incontournable, on peut même affirmer qu’il en est l’emblème. Le génie de son pinceau tient essentiellement à la faculté du peintre à rendre le sujet présent, et de la même façon à nous faire entrer dans la scène.
Cette exposition retrace toute son œuvre ; Le musée possède plus de 1500 œuvres de l’artiste.

Je vous propose un résumé du petit catalogue qui accompagne les visiteurs.

LES PREMIERES ANNEES

Né à Dieuze en 1863 après l’annexion de la Moselle . Il commence sa formation à l’école municipale avec Théodore Devilly. A 15 ans, il exécute un auto-portrait déjà remarqué (« touche franche et vigoureuse » Le Progrès de l’Est, 1878).
Il sèmera son parcours de nombreux auto-portraits qui laisseront apparaître un style pictural influencé par la photographie.
Beaucoup de portraits montrent également son attachement à sa famille.
1878 première exposition au Salon de Nancy où il est remarqué par la critique.

LA FORMATION

Friant poursuit sa formation à l’École des beaux-arts de Paris avec l’enseignement académique d’ Alexandre Cabanel. Son travail est apprécié dans les Salons Parisiens.

LES AMITIES ARTISTIQUES

En Lorraine, il fréquente Victor Prouvé, Camille Martin, Mathias Schiff et Ernest Bussière.
Artistes qu’il représentera souvent. Parmin ces artistes seront également à l’honneur dans ses tableaux Charles de Meixmoron, Henri Royer, Roger Marx, Charles Cournault ou la famille Coquelin.

LES VOYAGES

De 1886 à 1892 Emile Friant voyagera grace aux bourses obtenues dans les Salons. Pays-Bas, Belgique, Angleterre, Italie, Tunisie, Algérie ou encore Espagne sont des destinations qui lui permettent de mettre en scène des effets de lumière inédits. Sa région d’origine lui manque et il ne poursuit pas dans le style orientaliste.

LA REPRESENTATION DU REEL

en chambre d'hôtes en lorraine visitez le musée des beaux arts de Nancy

tableau d’Emile Friant

 

Les représentations du quotidien sont emblématiques de son œuvre.
La scène de genre devient un champ d’expression intense : travailleurs, petites gens, rituels de la vie quotidienne dans Le Travail du lundi, Le Pain, La Toussaint ou La Douleur.

Le couple est également un sujet récurrent : la passerelle des Amoureux.

en chambre d'hôtes en lorraine visitez le musée des beaux arts de Nancy

« les amoureux » d’Emile Friant

VISIONS MACABRES

Friant est attentif aux sujets d’actualité : La Messe du Condamné, La Peine Capitale.

LE PORTRAIT

Constante de son œuvre, il y montre une véritable empathie pour ses sujets.

FRIANT INSOLITE
Le peintre aura l’occasion de s’exprimer dans le style des Arts Incohérents par des caricatures qui révèlent son atrait pour la mise en scène.

LES PANNEAUX DECORATIFS

Pour l’hôtel de ville, la préfecture de Nancy il exécute de grands panneaux qui mettent en évidence son goût champêtre.

LA GRAVURE

Après 1900, la gravure lui permet une meilleure adaptation à un nouveau rythme de vie entre Nancy et Paris. La pointe sèche le rapproche du dessin qu’il affectionne.

D’AUTRES ASPECTS DE SA VIE

Sa passion pour l’aérostation, le canotage ou la bicyclette le rapprochent de la nature.

 

JUSQU’AU 27 FEVRIER 2017

Du LUNDI au VENDREDI de
www.mban.nancy.fr
www.facebook.com/mbaNancy
visites guidées mercredi, samedi et dimanche à 15h (+4€)

en chambre d'hôtes en lorraine visitez entre autres le musée des beaux arts de Nancy

il y a 250 ans…

Le Musée Lorrain organise du 18 juin au 31 décembre 2016 une grande exposition qui raconte les gouvernances de la LORRAINE de 1477 à 1790, la rattachant il y a 250 ans au royaume de France.

il y a 250 ans…histoire de la lorraine depuis les chambres d'hôtes du clos des pommes

Mort de Stanislas.
Les duchés de Lorraine et de Bar deviennent français.
Ce sont quatre siècles d’histoire qui se sont écrites entre la France et la Lorraine.
L’issue de la bataille de NANCY (1477) place la LORRAINE au cœur de l’Europe mais la rend vulnérable entre le royaume de France à l’ouest et le Saint Empire romain germanique à l’est.
Au sud, la Franche-Comté, au nord les Pays-Bas espagnols.

LES DUCHÉS DE LORRAINE ET DE BAR 1477-1572

Au XVème siècle, le territoire lorrain est convoité par le roi de France et le duc de Bourgogne.
René II laisse le duc de Bourgogne installer des garnisons à différentes places ; mais les ambitions territoriales de Charles le Téméraire sont trop fortes et la bataille de NANCY est inéluctable.
La victoire de René II pause son autorité. En 1480, il reçoit le duché de Bar et affirme donc sa souveraineté jusqu’à sa mort en 1508.

UNE LORRAINE FRANÇAISE 1552-1648

Alors que Chrétienne de Danemark, nièce de Charles Quint règne au nom de son jeune fils le duc Charles III, le roi Henri II pousse ses pions à l’est. « la chevauchée d’Austrasie » en mars 1552 lui permet de prendre le contrôle des évêchés de Metz, Toul et Verdun.
Il entre à NANCY et place Nicolas de Vaudémont à la tête du duché.

UNE PÉRIODE TOURMENTÉE 1632-1697musée lorrain depuis les chambres d'hôtes du clos des pommes

Elle met face à face Louis XIII et les Habsbourg (1618-1648).
Charles IV de Lorraine rompt avec l’esprit de neutralité jusqu’alors en vigueur à l’égard des deux rivaux et bascule dans le camp des Habsbourg. Il permet alors à Louis XIII d’annexer le Barrois et d’occuper NANCY. Richelieu qui convoitait depuis longtemps le LORRAINE peut ainsi mettre la main sur les duchés.
Si les duchés sont restitués au duc Charles IV sous conditions, Richelieu occupe toujours la Lorraine militairement et administrativement.
Et si Mazarin au traité de Vincennes en 1661 met fin à l’occupation française, Louis XIV qui prépare la guerre de Hollande juge stratégique de reprendre place en Lorraine.

INDÉPENDANCE INCERTAINE 1697-1737

Léopold de Lorraine reprend en main les clés de ses duchés à l’issue des traités de Ryswick.
Conclu entre le 20 juillet et le 30 octobre 1697, entre l’Angleterre, les Pays-Bas, l’Espagne et le Saint Empire romain germanique, d’une part, et la France de Louis XIV, d’autre part, il met fin à la guerre de la ligue d’Augsbourg et reconnaissait Guillaume III d’Orange comme roi d’Angleterre. Au passage, il distribue le monde.
Prince souverain, il fait frapper monnaie, relance les salines, fonde des verreries et relance ainsi l’activité économique et culturelle de la LORRAINE. Il rétablie la procession du 5 janvier célébrant la victoire de René II.
La neutralité est à nouveau de mise entre Vienne et Versailles.
Si Léopold épouse la nièce de Louis XIV, les liens avec les Habsbourg ne sont pour autant pas rompus puisque le prince héritier François-Etienne part faire son éducation chez l’empereur.

STANISLAS LESCZINSKI 1737-1766

Le roi détrôné de Pologne se voit confier la LORRAINE à titre viager. Louix XV vient d’épouser Marie Lecszynska, sa fille et n’a pas réussi à restauré son père sur le trône.
Mais le deal est clair : à sa mort, la LORRAINE reviendra à la France. Son pouvoir est délimité par la Déclaration de Meudon, décret du 30 septembre 1736.
Justice, Police et Finances de la LORRAINE sont confiées au chancelier Antoine-Martin Chaumont de La Galaizière, choisi avec le roi de France. Ce dernier prépare en douceur le passage de la Lorraine à la France.

LA MORT DE STANISLAS 1766-1790

Le 23 février 1766 Stanislas s’éteint 18 jours après sa chute au pied de sa cheminée. Il est âgé de 89 ans.
Ses entrailles extraites de son autopsie sont enterrées à Lunéville à l’église Saint Jacques. Son corps et son cœur sont transportés à l’église Notre Dame de Bon Secours à NANCY où repose son épouse Catherine Opalinska.
Si la mémoire du dernier duc de LORRAINE est honorée par de grandioses scénographies, ses biens deviennent vite un souci économique pour Louis XV qui ne veut pas en assumer l’entretien ; les résidences de Stanislas vont donc disparaitre.